Dans cet article nous allons être totalement transparents avec vous et dévoiler nos sentiments sur le fait de partir vivre à l’étranger et particulièrement à San Francisco aux États-Unis.
N’ayant pas forcement la même experience, du à nos travails et opportunités, nous avons pensé que chacun allait écrire ses ressentis et sa vision depuis notre arrivée.
Camille
Premiers mois
Pour être tout-à-fait franche, la vie ici n’est vraiment pas simple. Le plus dur étant le manque des proches (amis, familles) qui ne sont clairement pas remplaçables et dont rien n’y fait, il n’est pas possible de remédier à ce problème mis à part s’habituer à cette situation. Il faut avouer que manquer les anniversaires, les mariages, les simples soirées entre copains/copines et bien… ce n’est vraiment pas facile à vivre. Heureusement, nous sommes partis à trois (oui il ne faut pas oublier Milo 🐶) et on se soutient dans tout les moments difficiles.
Partir en couple, ca passe ou ça casse : heureusement pour nous ca passe 🙂 Nous nous sommes même encore plus rapprochés et sommes encore plus soudés.
Les premiers mois ont été très longs pour moi car j’ai du attendre mon EAD -Employment Authorization Document- , le Graal ici pour la femme d’expat, qui est en gros mon autorisation de travail, que j’ai mis 6 mois à obtenir. Généralement, la carte met dans les 3 mois à arriver, mais nous sommes tombé en plein dans le Shut Down gouvernemental, c’est a dire que le gouvernement Americain était en grève pendant plusieurs semaines, ce qui a donc ralenti la procedure.
Les moments de déprime et de solitude ont été nombreux car Gauthier lui travaillait a plein temps dans sa nouvelle entreprise et ne pouvait pas passer tout son temps avec moi. Les questionnements (« pourquoi s’infliger cela ? » « qu’est ce qui nous est passé par la tete ? » et tant d’autres) ont été également très presents pendant cette période, car pour le coup j’avais beaucoup de temps pour ruminer… 🙂 Je me suis donc occupée en prenant mes cours d’anglais tous les matins (car oui je suis parti avec niveau d’anglais près de zero 😂) qui m’ont bien aidés, et j’ai enfin eu la possibilité de travailler.
EAD (Employment Authorization Document)
Une fois mon EAD reçu c’est un sentiment de liberté, car sans cette carte j’étais totalement dépendante de Gauthier, j’ai enfin pu :
- avoir une carte bancaire: pendant 6 mois nous devions nous organiser pour soit que je garde la carte, soit aller me retirer de l’argent. Pas vraiment vivable sur du long terme.
- avoir ma carte de sécurité sociale
- trouver un travail
J’ai trouvé un travail à l’Alliance française de San Francisco en tant qu’assistante administrative, tout en ayant ouvert mon entreprise de photographie pour continuer mon activité. Je peux donc enfin travailler, gagner de l’argent et donc me sentir un peu utile et pas entretenue, et surtout m’occuper et rencontrer du monde !
Vie sociale et vivre a l’américaine
Sans doute le plus difficile comme dit plus haut, le manque des proches, et de sa vie précédente plus généralement. Nous avons quitté notre vie confortable avec notre maison avec jardin pour le chien (et pour nous accessoirement), nos deux familles qui vivaient très proche de chez nous, nos amis (qui sont pour nous une deuxième famille) et nos boulots, pour faire un grand saut dans l’inconnu.
Il faut donc se refaire des amis, trouver des personnes qui nous correspondent ce qui n’est pas forcément facile. Cette ville est l’endroit ou tout le monde est libre, ce qui ai genial car il n’y a aucun jugement et qu’il n’y a plus cette peur de l’échec car personne ne te jugera a part toi meme si tu n’arrive pas a passer au dessus. Mais à San Francisco il y a aussi beaucoup de drogue, de soirées electro et plein de choses comme ca qui ne nous correspondent pas.
Les américains quand a eux, difficile de s’en faire des amis car ils vivent dans leurs bulles, avec leur amis. Il est possible de sympatiser avec une personne durant une soirée, de la revoir le lendemain et d’échanger a peine un bonjour. C’est assez special, mais une fois qu’on est au courant ca va!
La paperasse quand a elle en tant qu’expat… vous vous plaignez en France ? Venez vivre aux Etats Unis ! Entre les visas, les impots, la green card, les ouvertures de comptes bancaires, tout est 10 fois plus compliqué, et encore, l’entreprise de Gauthier en a fait une bonne parti.
Bilan
En bref, j’ai parlé beaucoup d négatif, mais il y a aussi du positif :
- Apprentissage de la langue
- Ouverture d’esprit : Je pense que nous avons plus appris sur nous même en 1 an que certains en toute une vie, car confronté à ses problèmes, sans personne et aide extérieure, il n’y a pas d’autre choix que d’y faire face.
- La Californie : ouverture d’esprit, voyages, beauté de cet Etat a explorer encore et encore.
- San Francisco, ville de l’ouverture et où tout est possible et ville magnifique.
- Se rendre compte de l’essentielle dans une vie : nos familles et amis
Aujourd’hui, dimanche 29 septembre 2019, cela fait 1 an que nous avons posé nos valises à San Francisco, aux Etats-Unis. Encore aujourd’hui, nous avons du mal à nous dire que nous vivons ici, aux USA. Nous avons déménagé dans un endroit qui nous correspond plus (+!) et nous continuons notre experience ici. (article à venir sur les galères des recherches d’appartement 2ème version!)
Mais ne vous inquiétez pas, nous comptons bien rentrer en France 😉
ps: la version de Gauthier viendra un petit peu plus tard. 
Merci pour ton article! Ça fait du bien de lire des choses vraies et avec ton ressenti! Je vis en Suède depuis plus de 3 ans et je suis passée par les mêmes étapes!
J’ai aussi fait un bilan comme ça sur mon blog si ça t’intéresses!
Passes une bonne journée!
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